Un peu d'histoire
En 1792, la Révolution française semble avoir mis fin définitivement à toute présence dominicaine en Aveyron. Les Frères présents à Rodez depuis 1283 et les Moniales arrivées en 1658 sont expulsés.
Cependant des prêtres et de nombreuses fraternités de Laïcs continuent à vivre de l'esprit de St Dominique. Elles sont composées de personnes qui tout en restant dans leur famille, sont désireuses de vie spirituelle et dévouées au service des plus pauvres. Elles sont engagées dans l'Ordre dominicain.
De ce terreau vont naître de nouvelles pousses dominicaines.
Le renouveau
C'est ainsi qu'en Aveyron, le Père Combal, Curé de Gramond, préoccupé par la pauvreté humaine et spirituelle des campagnes projette pour sa paroisse la création d'une école.
De son côté, une jeune fille Marie Anne Boutonnet, elle aussi engagée dans l'ordre de Saint Dominique pose un regard de miséricorde sur la détresse de son milieu. Elle décide de consacrer sa vie totalement au Seigneur et de le servir dans les pauvres.
La fondation
A leur première rencontre, ils partagent leur préoccupation et murissent pendant deux ans, dans la prière, le projet d'une communauté dominicaine pour l'instruction des enfants et le soin des malades.
Ils proposent leur projet à l'Église. L'Évêque de Rodez donne son accord.
Le 28 juin 1843, ils fondent à Gramond, au diocèse de Rodez, la Congrégation des Sœurs de Saint Dominique.